Quelques témoignages de consommateurs


Des modes de consommation différents pour chacune de nous

Bien que nous soyons toutes des filles du même âge et que nous ayons le même niveau d'études, nous ne consommons pas de la même manière. Cela est du à nos modes de vie différents mais aussi à nos caractères, à notre éducation et à la catégorie socioprofessionnelle (c.s.p) dont nous sommes issues.

  • Vivre seul
Rédactrice 1 : Vivant seule dans un petit appartement depuis à peu près un an et demi, j'ai du apprendre à m'organiser pour payer mes dépenses en fonction de mon budget. Celui-ci vient d'une grande part de mes parents mais aussi de la bourse attribuée par le CROUS. L'aide financière de mes parents me permet principalement de payer mon loyer (et tout ce qu’entraîne un appartement : impôt, taxes...), les repas (que ce soit par les courses ou au RU) et les transports (train, tram...). Le complément et les bourses me servent à payer mes loisirs (cinéma, sorties...) ainsi que mes vêtements et bien sur, j'économise (pour l'achat d'une voiture ou en cas de coup dur par exemple).
Lors de mes courses, je regarde bien sur les prix, je compare, une habitude transmise par ma mère, mais étant seule et ne pouvant conserver longtemps des produits surgelés, je suis obligée d'acheter par petite portion, ce qui forcément revient plus cher.
Les publicités ne m'attirent pas vraiment mais parfois le packaging d'un objet va me le faire préférer à un autre qui aurait été peut être moins cher. Je marche aussi beaucoup aux promotions, même si pour elles, je vérifie quand même les différences de prix avec ce que je prends habituellement.
Pour les vêtements, je suis plutôt du genre à avoir des coups de cœur, à acheter impulsivement, sans pour autant dépenser plus que ce que j'avais prévu, je pars avec un budget, je le respecte !
Même si je viens d'une classe sociale plutôt élevée, mes parents m'ont montré très tôt comment suivre des comptes, les gérer, faire attention sans pour autant me priver, c'est pour cela que j'ai pris l'habitude de mettre de l'argent de côté. Grâce à leur éducation et leurs conseils, j'ai très vite appris à gérer mon budget. Forcément, étant seule, je n'ai pas à rendre des comptes à quelqu'un pour chaque achat que je fais, j'ai donc une plus grande liberté dans mes choix, à moi d'adapter mes choix à mon budget.


  • Vivre en colocation 
Rédactrice 2 : Étudiante vivant en colocation, je ne dépense pas mon argent de la même façon que mes camarades surtout au niveau alimentaire. 

Mon budget provient principalement de la bourse et d’une aide financière donnée par ma famille. Je ne prends pas en charge le loyer de l’appartement mais doit gérer en contre partie tout autres dépenses ; alimentaire, vêtements, loisirs, transport et santé.
Les principaux achats alimentaires se font groupés (on achète pour tout le monde en même temps) et en grande surface. Il faut donc composer avec le budget de chacun puisque nous payons de façon équitable. Nous faisons donc très attention aux prix et privilégions les produits en promotions, aux prix les plus bas ou ceux vendus en grosse quantité. 

Dans l’ensemble, mes préoccupations lorsque j’achète sont les mêmes que la majorité des étudiants, c'est-à-dire avant tout le prix et toujours le prix (que ça soit pour l’alimentation ou les vêtements). 

Mes achats alimentaires se font exclusivement en grande surface. Pour ce qui est des vêtements, je privilégie les boutiques franchisées de type H&M, camaïeu et autres, où on trouve facilement des petits prix. 

Ce qui m’influence lors de mon achat en dehors du prix est très souvent le packaging. Sinon, la publicité télé et les flyers (boites aux lettres) fonctionnent très bien sur moi. Oui, le marketing est vraiment efficace sur moi. Véritable enfant d’une société de consommation, je me laisse facilement influencer lors de mes achats tout en le sachant très bien. 
Comme tout le monde j’ai des préférences pour certaines enseignes.

En sommes, sans m’imposer des restrictions budgétaires difficiles à suivre, je garde toujours un œil sur mon porte monnaie. 


Rédactrice 3 : Ma colocation est permise par l'aide de mes parents qui règlent le loyer de l'appartement. Ce sont aussi eux qui me fournissent le budget pour l'alimentation, la santé et les transports. Nous partageons les frais d'alimentation avec mon colocataire et nos achats se font en grande surface et dans un commerce de proximité. Contrairement à lui, je n'achète pas souvent de marques, mais plutôt les produits des enseignes de grande distribution, et je compare toujours les prix. 
Je prends en charge les dépenses liées à mes besoins secondaires et tertiaires, comme les sorties, les vêtements (en partie), les loisirs. J'achète de temps en temps des vêtements, du maquillage ou des livres pour me faire plaisir, tout en respectant le budget que je me fixe avant !
J'avoue être souvent influencée par les publicités, en particulier pour les produits alimentaires et les produits de beauté. Mais je sais faire attention à mes dépenses malgré tout car je n'aime pas dépenser trop d'argent pour un seul produit.


  • Vivre chez sa grand-mère
Rédactrice 4 : Mes revenus proviennent uniquement de bourses du CROUS. Chaque mois, je redonne plus de la moitié de ce que je perçois à ma famille puisqu'elle couvre une partie de mes dépenses comme les impôts et les vêtements. Ce n'est donc pas mon budget qui limite ma consommation, mais c'est à moi de déterminer ce dont j'ai réellement besoin et envie. 

Depuis le début de mes études je vis chez ma grand-mère. Il y a de grands avantages : aucun loyer ni aucunes charges à payer et mes repas du soir sont assurés. 
La plupart de mes besoins primaires sont assurés par ma famille y compris ce qui concerne les transports. Il ne me reste qu'à m'occuper des repas à la facultés, donc au RU. 
Mes choix de consommation ce font donc principalement sur les objets de loisirs : des sorties entre amis, des livres, des DVD... Lorsque j'ai envie d'un de ces derniers, je me renseigne d'abord pour savoir si je ne pourrais pas l'emprunter à un ami ou à la bibliothèque. Ensuite si ça ne peut pas se faire je vais dans plusieurs magasins le plus souvent en évitant les grandes surfaces. J'ai encore du mal à effectuer mes achats sur internet, mais j'y vois suffisamment d'avantages pour m'y lancer lentement. Cette prudence dans mes dépenses me vient de mon enfance, où sans avoir jamais manqué de rien, j'ai appris à ne pas acheter pour acheter.
Concernant les besoins tertiaires, ils sont malheureusement très limités. Les voyages et autres grosses dépenses étant plutôt rares dans ma famille depuis quelques temps. Mais cela ne dépend pas tellement du budget d'un étudiant.

Les publicités auxquelles notre génération serait entièrement soumise ne m'influencent pas (ou alors sans mon accord). J'ai parfois même tendances à préférer acheter un produit absent des spots publicitaires, en me disant que de cette façon je ne finance pas le trop plein de pubs. Les marques n'ont d'attrait à mes yeux que si elles sont gagent de qualités. Si un produit me plaît et que c'est une marque tant mieux pour eux, mais surtout tant mieux pour moi.


  • Vivre chez ses parents
Rédactrice 5 : Contrairement à mes amies, je vis chez mes parents. Je ne paye ni logement, ni nourriture, ni transport donc l'argent qu'ils me donnent tous les mois, je ne le dépense que pour combler des besoins secondaires et tertiaires. Ainsi, je répartis mon budget dans trois domaines. La plupart est destinée à des sorties avec mes amis : cinéma, restaurants, bars... Puis je réserve une partie à mes besoins dans la vie quotidienne (livres, CD...). Et enfin, j'économise pour pouvoir voyager l'été.

Mes dépenses se répartissant sur moins de domaines que mes amies, j'ai donc moins de problèmes de gestion. Par exemple, je n'ai pas besoin de me demander quelle part de mon budget je vais réserver à mes besoins primaires et quelle part à mes besoins secondaires. De plus, je suis issue d'une c.s.p élevée et l'argent que me versent mes parents suffit à combler mes besoins. Malgré tout, je ne dépense pas sans réfléchir et je garde toujours un œil sur mes comptes. Pourquoi ?

Premièrement, cela vient de mon caractère. Je me laisse difficilement influencer par les publicités ou par mes proches et je suis peu victime du mimétisme et de la mode. En effet, j'ai très peu d'habits de marques et contrairement à la plupart des filles de mon âge, je ne me maquille pas. Je n'achète pas un produit parce que j'ai vu la pub à la télé mais je vais directement au magasin et j'achète ce qui me plaît. Pas ce qui plaît à tout le monde ou qui est à la mode. Non ! J'achète ce qui me fait plaisir. Je n'ai pas peur du regard des autres et je me sens libre de mes choix. Le marketing est là pour susciter un besoin chez le consommateur mais avec moi, ça ne marche pas puisque j'ai beaucoup de mal à m'acheter des vêtements si je n'en ai pas absolument besoin.

Ensuite, l'attention que je porte à mes dépenses est liée à mon éducation. Mes parents m'ont toujours appris à faire attention. Même si je vis encore chez eux, je ne dois pas m'habituer à leur demander de m'avancer de l'argent ou à être à découvert. Ils m'ont fait comprendre très tôt que je devais apprendre à gérer mon budget tant que je vivais sous leur toit pour ensuite être complètement indépendante le jour où je quitterai la maison. Ils m'ont aussi appris l'importance des économies. Je mets de l'argent de côté maintenant pour pouvoir m'acheter, par exemple, une voiture quand j'en aurai besoin.




D'autres témoignages provenant du site l’Étudiant, permettent de mieux connaître les consommations d'étudiants de filières différentes, y compris des expériences d'hommes :

http://www.letudiant.fr/loisirsvie-pratique/logement/budget-etudiant-avec-comben-tu-vis.html



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